Saint-Agricole

Avant de recevoir ses premiers défricheurs, le canton Archambault - là ou les montagnes, les forêts et les lacs font la richesse de ce territoire - est exploité, dès 1865, par des compagnies de bois à qui des droits de coupe ou des concessions forestières ont été octroyés. Au tournant du nouveau siècle, le chemin de fer se prolonge dans les Hautes-Laurentides et amène le développement démographique des paroisses qu'il traverse. Loin du chemin de fer, la petite colonie de Saint-Agricole devient parent pauvre et reste en marge du courant majeur de la colonisation. Cette occupation se voyait pourtant nécessaire par le curé Labelle afin d'éviter l'occupation du territoire par les anglais.
Pendant plus de trente ans, les colons vivent isolés dans ce pays de montagnes, loin du chemin de fer du curé Labelle, repoussés des terres du lac Brûlé, plus près de Sainte-Agathe-des-Monts. Vers 1910, conscients de leur force, ils ont obtenu grâce à leur ténacité d'être une paroisse; ils veulent maintenant s'ériger en municipalité et ne plus dépendre de Saint-Donat pour se gouverner. Le canton Archambault ne leur suffit plus, ils veulent devenir la corporation municipale de Saint-Agricole.

Une grande préoccupation est constante et se retrouve régulièrement dans les procès-verbaux de 1932 à nos jours: les chemins. Ainsi, en juillet 1932, la décision est prise de verbaliser les chemins.

L'isolement de la communauté encourage à se serrer les coudes. Ainsi les familles issues de la colonisation comme les Paquette, les Bélair, les Charron, les Piché, les Godon, les Gagnon, les Lépines et les Paiement développent une véritable dynamique d'entraide et de festivité. L'église qui est à l'époque le symbole de l'unité d'une communauté et située sur le chemin de La Chapelle est déplacée dans le secteur du Lac Gagnon en 1942.

Plusieurs petites épiceries et quincailleries s'improvisent dans les maisons sur le chemin principal afin de fournir les biens essentiels à leurs résidents dont la mobilité est restreinte pour se rendre à Sainte-Agathe. Aujourd'hui l'épicerie Bon Ami située en face de l'église est "l'héritière" des magasins généraux de nos ancêtres.
Les villégiateurs sont attirés par la beauté du paysage, la distance de l'effervescence des grandes villes ou de liens qui se sont tissés par des mariages des enfants de familles colonisatrices.
Des écoles de rangs sont organisées pour les enfants avec des maîtresses qui ont des appartements du genre d'Émilie Bordeleau des « Filles de Caleb ». Et comme les enfants qui héritent de nos gènes, deux de ces écoles conserveront en leurs murs, des vocations vouées à la connaissance et aux services des générations futures: à savoir une garderie et l'hôtel de ville.

Val-des-Lacs

Le nom de Val-des-Lacs est choisi par les citoyens et accepté par la Commission de toponymie du Québec en 1967.

Plus tard, un concours permet de choisir le logo de la municipalité qui a été conçu par M. Raymond Gagnon époux de Mme Réjane Gagnon, secrétaire-trésorière de la municipalité de cette époque. M. Gagnon a fait ressortir à travers ce logo toute la beauté de notre territoire par son soleil, au pied de l'eau pour ses nombreux lacs et entre deux montagnes qui forment le V du nom de notre municipalité.